La nourrice lasse



Hélas, je me reconnais bien là...,



Toujours la première à vouer mon ultime râle,

à cette indécence insatiable

qui m’est propre, 
cette joie goulue et souveraine
de tout donner ,
même
jusqu’à
régurgiter
méticuleusement et de manière si prompte
les plus belles et luxuriantes nourritures,
-du moins de celles s’étant fait connaître un jour à mes lèvres-...

Oui, tout brader !
même mes larmes d’estomac,
à cette Autre,
déjà mille fois comblée, repue
 et moqueuse…

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