POLLY ET LE LOUP BLANC


Polly dort sous l'arche du pont de mon ruisseau

Polly pleure tout le temps ses yeux perdus, le long de l'eau


Elle me dit parfois 
mais je ne la crois
Oui, un instant une fois
Qu'elle a vu le masque
Cireux du cruel
Elle avait beau s'enfuir...
Mais pour quel avenir?


Polly c'est nous toutes aux cœurs mauves
Et aux pauvres étoffes

Polly,
A l'heure des mots
Elle m'offre 
ses pupilles bordées de ses
Cils humides des filles apatrides 
De notre terre épuisée 

Les loups blancs
Ne sont pas de chez moi
Mais je connais bien
Ces histoires opaques...

Celui que l'on craint c'est 
Son œil miséreux, 
Son habit de neige,
Et sa plainte mortelle
Qui nous a à l'usure...
Car sa morsure 
Perfore les plus épaisses
Armures des proies
Tenaces certes mais si lasses...

Alors on a la rage,
De celle des visages bouffis
Des joues pâles et du teint gris...
Des honteuses pages 
Lâchées
Lors de l'ultime et
du plus sombre
des aveu...

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