3-La somnambule qui déambule sur son fil dort


Prélude à l’aliénation de l’écriture toujours la même, serrée, acérée comme celles à la plume qui crisse sur mon carnet de voyages…

Ma première Nuit, en ce bas-monde à vous pleurer mais vous ne pouvez le deviner…
Ainsi...,
Les larmes ravalées jusqu'aux globes caverneux de mes yeux aux grands vantaux, ouvrant sur cette Cour des Âmes errantes-et-miraculées de Notre Demeure, de-nos-for-intérieurs, antérieurs à cette Nuit, à cette vie passée durant laquelle je n’aurai eu de cesse -mais pas n’importe comment je vous le jure- de tenter de Suivre Le Petit Fil d’acier… 

Certes tout était écrit, mais le Fil fend et blesse, vous le savez, n’est-ce-pas, à force, vous qui connaissiez tout de nos Vies à nous, de notre premier cri au dernier râle de notre ultime soupir de La Symphonie Monocorde, au gré du métronome accompagnant la Monotone, monotones vies, monochromes plafonds, etc.
Je donnais ma vie !, Madame, Monsieur, tous les soirs durant, sous la voûte céleste du Chapiteau de la Demeure… !
Car chez nous, à Maison-Ancolia nous avons notre Voûte, celle abritant ces spectacles « À-la-Mort-à-la-Vie » c’est ainsi ; toujours comme ma première fois et mon ultime métier, moi la Dame Funambule, et bien voici ma gageure :

 « Tous les soirs, Dame Funambule danse sur son fil
Elle rêve qu’elle va s’envoler, atteindre le soleil
Mais ce soir notre amie ne se sent pas bien, elle est prise de vertiges
Désespérée, elle oscille entre équilibre et déséquilibre
Son élan en suspens…
Mais une voix dans sa tête lui dit d’avancer, avancer inexorablement, parce qu’elle est la Funambule, et que son rôle est d’arriver au bout de son fil …
[Cette douce injonction, qui est la vôtre Monsieur, la rassure et lui redonne du cœur…]
Puis pas à pas, à cloche-chaussons
Elle retrouve son assurance, et atteint le Finisterre de son fil,
Resplendissante »

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